La vérité sur la vie à l'étranger & Sunset à Lyngby

Publié le par Sophie

La vérité sur la vie à l'étranger & Sunset à Lyngby

Avant toutes choses rendons Rome à César... Ces magnifiques photos ne sont malheureusement pas les miennes mais ont été pris par O. qui avouons le est plutôt doué (O. si tu me lis, c'est gratuit pour ton égo...). Si vous voulez voir d'autres photos de lui, vous devez vous rendre sur:
https://www.flickr.com/photos/monsieur_edward/albums/with/72157660494948115

J'étais partie pour vous parler des jours qui raccourcissent, blablater enfin faire ma Sophie quoi quand je me suis rappelée mon arrivée au Danemark, il y a un an maintenant et comme j'avais eu du mal au début, comment je m'étais sentie mal. Pourtant, je vis à l'étranger, je découvre pleins de choses, une nouvelle culture, j'ai un boulot qui me passionne, je suis en bonne santé enfin j'ai tout ce qui me convient et je vis en plus dans le pays le plus heureux au monde...

Oui, ben voilà ça n'allait pas...
Alors certes, je peux modérer mon propos en disant que je suis arrivée en novembre, la période la plus sombre à Copenhague... après un mois à Nice et un séjour à Barcelone mais ce n'était pas cela.
Je vais surement désenchanter toutes les personnes qui disent qu'ils veulent partir à l'étranger, quitter la France car on est trop râleur, que blablabla...
Mais la vérité est que l'herbe est toujours plus verte ailleurs et que l'on devrait aussi qq fois réaliser la chance d'être là où on est. Attention, cela peut être en France comme ailleurs. D'une certaines manières, il vous faut trouver pas forcement la meilleure herbe mais celle qui vous convient le mieux.

Vous devez vous dire qui je suis pour dire cela? Je suis une morveuse de 25 ans certes mais qui vient de signer ses deux ans en dehors de la France et qui est à son 3° pays (ouai, je sais je suis plutôt badass aussi que voulez vous). Cela m'apporte beaucoup de vivre à l'étranger: une certaine confiance en moi, une capacité à parler anglais, à évoluer dans un pays où je ne parle pas un mot de la langue, à être débrouillarde, à me bouger les F***es pour trouver appartements et tous les papiers administratifs mais juste quelques fois, ben il y a les coups de blues.
Alors je vous rassure, ils sont peu nombreux et j'essaye de profiter à fond mais cela ne veut dire en aucun cas que je vis au pays des unicorn tous les jours... que je ne regrette pas qq fois, d'avoir juste la possibilité de sortir dans la rue et de comprendre les gens sans efforts... ou encore que la nourriture française ou mm les petits défaut français ne me manquent pas.

J'ai eu l'idée de cette article après une conversation avec mon amie M. qui se sent "homesick" et qui avait l'impression d'être la seule. Alors, non c'est un mythe.. Toute personne qui vous dira qu'elle est partie de son pays d'origine et qui n'a jamais ressenti la moindre once de nostalgie est un menteur... (attention, je parle de personne qui viennent de république, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit). C'est tout a fait naturelle surtout quand on laisse derrière soit une famille, des amis, d'une certaine manière sa vie passée....

“Home wasn't a set house, or a single town on a map. It was wherever the people who loved you were, whenever you were together. Not a place, but a moment, and then another, building on each other like bricks to create a solid shelter that you take with you for your entire life, wherever you may go.”
― Sarah Dessen, What Happened to Goodbye

Une de mes solutions a été d'ouvrir ce blog qui me permet de continuer à écrire français, même si ma plus grande peur est de faire des fautes... de faire tout pour continuer à être curieuse et sortir même si le soleil se couche à 15h30 et que je ne le vois pas pendant des jours.
Pour ma part, je pense que mon PhD signera la fin de mes déménagements. Je me trouverai un petit lopin d'herbe verte et je m'y installerai. Enfin, je dis ça mais bon on ne sait pas ce que nous réserve demain... A part que dans 6 mois, je déménage pour de nouvelles aventure en Angleterre. (ouai, je sais cela sera mon quatrieme pays, je suis trop une europeenwoman, qu'est ce que tu veux... une femme Barbara Gould [dédicace à mes cousines chéries, qui sont bien plus exotique dans leur destination]

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